• Es-tu malade?!

Sans oui, c'est toujours non

Mis à jour : 18 oct 2019

#metoo, #moiaussi, #balancetonporc, on a beaucoup entendu parler de consentement dans les derniers mois. Et pour cause, les agressions sexuelles sont bien plus nombreuses qu'on ne le pense.



Le lancement du hashtag #metoo a mis en lumière de nombreuses affaires un peu sordides de personnes qui ont été agressées sexuellement ou harcelées. Souvent le concept nous semble lointain alors qu’à bien y regarder, nombreux(ses) sont celles et ceux qui en ont déjà été victimes. C’est pourquoi nous avons décidé de prendre le temps de faire la lumière sur ce sujet parfois obscure.


C’est quoi le consentement?


- Donner son consentement, ça veut dire accepter de participer à une activité sexuelle. C’est simple : tant que tu n’as pas clairement donné ton accord avec des mots, des comportements ou les deux, il n’y a pas de consentement. Évidemment, pas besoin d’une autorisation écrite, mais il est important d’être constamment à l’écoute de l’autre pour être certain(e) que l’autre est toujours consentent.


- Chaque nouvel acte sexuel doit être consenti : embrasser la personne ou accepter de te faire toucher ne veut pas dire que tu donnes ton accord pour la suite. Tu peux retirer ton consentement à n’importe quel moment. Si tu n’es pas à l’aise, si ça ne te tente pas ou pour n’importe quelle raison. Bref un «oui» au départ peut devenir un «non» plus tard.


Également il est important de rappeler que ce consentement sexuel doit être donné de façon volontaire, c’est-à-dire qu’il doit s’agir d’un choix libre et éclairé. Si une personne refuse de participer à une activité sexuelle avec une autre personne et qu’elle est forcée de le faire, c’est une agression. Personne n’a le droit d’imposer des relations sexuelles à une autre personne contre sa volonté.


Et puis ça peut paraître évident, mais ce même consentement n’est valable que s’il a été accordé librement. Ça veut dire que si une personne a peur, craint de réagir, est saoule ou intoxiquée par la drogue par exemple, elle n’est pas jugée en état de consentir.


Dernière chose, un problème de non consentement, ça n’est pas juste les viols. Ça peut aussi être de recevoir des commentaires à connotation sexuelle qui nous mettent mal à l’aise, se faire toucher sans le vouloir, ou recevoir un dick pic sans avoir rien demandé par exemple.


Quelques chiffres


Selon de récentes statistiques, 1 femme sur 3 a été victime d’au moins une agression sexuelle depuis l’âge de 16 ans, et chez les hommes, on parle de 1 homme sur 6 qui sera victime d’une agression sexuelle au cours de sa vie. Mais on dit malheureusement que 90% des agressions sexuelles ne sont pas déclarées à la police. Dans la grande majorité des cas, la personne victime d’agression sexuelle connaissait déjà son agresseur.


Ce que dit la loi


Au Canada, le Code criminel établit l’âge du consentement sexuel à 16 ans. Ça ne veut pas dire que vous ne pouvez rien faire avant, mais ça veut dire que si vous êtes plus jeune que ça, les règles sont encore plus strictes. Ça veut aussi dire que, avant d’être majeur, un jeune âgé de 16 ou 17 ans ne peut pas consentir à une relation sexuelle avec une personne en position de confiance ou en situation d’autorité comme son médecin, son prof, son entraîneur ou son patron.


Bref, il est absolument essentiel de toujours s'assurer d'avoir le consentement de l'autre avant d'entreprendre quoique ce soit. De toutes façons, savoir qu'on fait plaisir à l'autre c'est pas mal plus excitant non? Et si tu penses avoir été victime d'abus, parles-en à un(e) ami(e), tes parents, un professionnel. Ne reste pas seul(e) avec ça, tu mérites qu'on prenne soin de toi.


En cas de besoin, contacte Tel Jeunes, ils sont disponibles 24/7 par téléphone, texto ou messagerie instantanée.



Et puis parce que c’est souvent compliqué le consentement, voici un vidéo très bien fait qui résume la situation.